Le mode d’élevage

Nous faisons l’acquisition des poussins à 1 jour. Ils sont vaccinés contre toutes les maladies possibles : Gumboro, Marek, BI et coccidiose. Nous n’avons donc aucun traitement à faire pour leur garantir, sur la durée de leur vie, une parfaite santé. Et en particulier il n’y a pas de traitement antibiotique.

Les poussins seront vitaminés au 15ème jour et à la 6ème semaine et vermifugés à la 7ème.

Ils vivent 35 jours dans la poussinière où nous leur assurons les meilleures conditions de vie : paille, chauffage, eau, nourriture adaptée à leurs besoin. Même le chien aimerait une niche aussi confortable.

Les poussins à 1 jour

A 35 jours les poussins sont déplacés de la poussinière vers le poulailler qu’ils ne quitteront plus. Ils disposent alors de l’espace nécessaire pour grandir tranquillement. Après 5 jours enfermés dans le poulailler afin qu’ils s’habituent à leur nouvelle demeure et que la tension du déménagement s’atténue, la porte s’ouvre et ils accèdent au 40ème jour de leur vie au parcours herbeux. Ils profiteront de ce parcours pendant un minimum de 60 jours.

Les « bandes » sont limités à 300 animaux afin de réduire au maximum les facteurs de stress.

A partir du 100ème jour d’élevage, ils seront abattus uniquement sur commande par un abattoir agréé CEE, de petite taille et sous notre vigilance.

Une fois livré chez vous, il vous appartient de le cuisiner afin d’en obtenir le meilleur.

Ce mode d’élevage est contraignant et onéreux. En effet, la petitesse des bandes interdit les économies d’échelles et il y a autant de travail avec une bande de 300 animaux qu’avec une bande de 1000 ou de 10 000.

Nous dépensons par an environ une heure pour élever un poulet et l’amener chez vous prêt à cuire là où la moyenne nationale tourne autour de 5 minutes.

Nous produisons 3600 poulets, 60 canards, 180 chapons et poulardes par an. Cela représente donc 3840 heures de travail sur les 17520 heures dont mon épouse et moi même disposons en un an. Soit autant qu’un salarié travaillant huit heures par jours et cinq jours par semaine.

Les poulets sur leur parcoursTous nos poulaillers ont été construits en bois, avec du bois local, imputrescible et sans traitement.  Hé oui nous avons du bois imputrescible en France, l’aulne, il n’est pas nécessaire d’aller le chercher en Amazonie. Nous avons travaillé  avec un scieur local qui n’achète son bois que dans une filière où les bûcherons s’engagent à replanter chaque arbre abattu. (http://www.bois-charentais.com/contact.php ) De ce fait notre impact sur l’environnement a été limité au stricte nécessaire.

Chaque année les parcours sont labourés et resemés pour permettre à leurs locataires de bénéficier en permanence d’une herbe jeune et riche en protéine et Oméga 3.

La petitesse des bandes permet aux volailles de ne pas être trop stressées. En effet, un poulet à du mal à reconnaitre plus de 100  de ces congénères. Il devient donc indispensable pour les grands élevages de se servir d’antidépresseurs afin d’éviter que le stress ne vienne augmenter la mortalité. Chez nous ces produits ne sont pas nécessaires et donc interdits.

L’alimentation est apporté chaque jour et en quantité suffisante pour permettre à chaque volaille de manger à satiété. Cette méthode consomme plus de nourriture que les méthodes traditionnelles ou n’est fournis journellement que la quantité optimale de nourriture pour la totalité de la bande. Dans ce type d’élevage les poulets les plus fort mangent à leur faim et les autres…

Nous garantissons l’absence totale d’OGM dans l’alimentation donnée aux poulets. Nous travaillons avec un petit fournisseur local de compléments alimentaires. L’écart de prix entre un complément alimentaire sans OGM et un complément alimentaire avec OGM est de 30 %. L’impact n’est donc pas négligeable sur le coût des aliments. Le maïs est acquis à la coopérative locale.

Chaque semaine nous fabriquons les aliments afin que les volailles disposent d’une farine propre et sans germe. Nous disons « farine » car c’est le terme générique employé par la profession, toutefois notre moulin concasse plus qu’il ne broie le grain.

Les poulets sont libres sur le parcours, été comme hiver. Cela signifie que les volailles ne sont pas en atmosphère contrôlée. Elles subissent donc les assauts du froid et de la chaleur, de la sécheresse et de l’humidité. C’est pour cette raison, qu’en fonction du climat, nos poulets ne sont pas toujours au même poids. Il faut accepter cela ou acheter du poulet industriel qui n’a jamais vu le soleil.

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