Le poulet de basse-cour

Le poulet de basse-cour (merci à Bruno pour son idée marketing) est un poulet élevé dans les meilleures conditions possibles, loin, très loin de tout ce que l’on peut voir dans notre monde d’élevage industriel. Voir un poulet gambader tranquillement sur un terrain herbeux, grandir lentement avec une alimentation saine et sans médication. Un bonheur.

Le poulet appartient à la famille des gallinacés. Son nom scientifique est « Gallus gallus ». C’est une jeune volaille d’élevage, mâle ou femelle, que l’on abat entre sept et douze semaines environ. Le poulet fût domestiqué en Inde il y a un peu près 4500 ans. Il a ensuite été introduit en Grèce par les Perses. Il est aujourd’hui consommé partout dans le monde. La popularité du poulet a considérablement augmenté depuis le développement de l’élevage industriel, après la seconde Guerre Mondiale.

Voila donc un animal que tout le monde connait. En 60 ans le poulet est passé du plat du dimanche, concurrençant le rôti de bœuf ou le gigot d’agneau, à une consommation de masse, au tous les jours.

Devenu produit de masse, nous produisons aujourd’hui en France plus 706 millions de poulets.

De 2 0 0 4 à 2 0 0 8 , le nombre de producteurs de poulets a diminué mais les volumes produits restent stables. Cette apparente stabilité masque une redistribution des productions au détriment de la filière qualité qui marque un net repli depuis la crise aviaire d’octobre 2005 : baisse de 9 % pour les poulets label, 5 % pour les AOC. La part globale de la filière poulets de qualité représente désormais moins de 15 % (16,2 % en 2004) de la production totale de poulets. Cette part atteint à peine 10 % pour les exploitations ayant une activité avicole récente. La part du Bio dans les volailles de qualité représente 0.6 % du total, en progression de 10 %.

Le poulet est sur nos tables, sous diverse forme, en moyenne deux fois par semaine. Il est le plat préféré des enfants, rôti ou en escalope, se trouve dans les fast food, dans toutes les cartes de restaurant au menu enfant. Mais que mangeons-nous en fait ?

Rapide à élever, le poulet industriel à dans le meilleur des cas 42 jours d’élevage, 35 dans certains pays, gonflé aux antibiotiques et aux antidépresseurs, poussé aux hormones de croissance comme en Amérique du Sud ou en Asie, gavé de Soya OGM, ne voyant jamais le soleil ou un brun d’herbe. Et nous l’avalons, en chicken fry, nuggets ou escalopes. Et nous sommes contents, enfin pas nous, mais le monde est content. Le poulet est devenu un produit de consommation de base pour pauvre et fainéant de la cuisine, pour parents pressés le soir. Facile, rapide et pas cher, les arguments marketing sont imparables. Et il est labellisé, même le poulet industriel est labellisé, normé. Il est même parfois étiqueté « poulet fermier », comme aux USA où la norme qui définit un poulet fermier impose une ouverture sur l’extérieur, sans contrainte d’espace ou de taille d’ouverture. On nous prend pour des cons-sots-mateurs.

Mais vous avez compris en lisant notre page d’accueil que nous avons une démarche originale dans notre manière d’aborder notre élevage et notre projet de vie.

Notre objectif va être de vous apporter un vrai poulet de basse-cour.

La définition de Wikipédia:

« Le terme basse-cour à quatre acceptions, selon l’époque :

  • Initialement, il s’agissait de la zone enceinte par une fortification castrale ou de cette enceinte elle-même. Les premiers châteaux fort médiévaux étaient constitués sur le modèle motte et basse-cour, ou motte castrale
  • Au XIIIe siècle, avec l’apparition de château à double enceinte, le terme désigne la partie entre ces deux enceintes (appelé aussi lice). Elle servait de refuge pour les habitants du fief en cas de conflit, en contrepartie ils devaient la corvée seigneuriale. Entre le donjon et l’enceinte intérieure se trouve la haute-cour.
  • Au sens propre et agricole, le terme basse-cour ou basse cours d’élevage désigne l’élevage de petits animaux (poule, lapin, canard, …) dans la cour attenante à une habitation à la campagne.
  • Au sens figuré, par extension et inversion de sens (alors que historiquement le qualificatif bas est mélioratif, il est aujourd’hui péjoratif), le terme basse-cour désigne aujourd’hui la zone basse, donc inférieure, d’un lieu et, par métonymie, la volaille désigne alors les personnes de ce lieu. »

Plus généralement en agriculture la basse-cour se compose des animaux servant à l’alimentation du fermier et de sa famille.

Nous produisons donc pour vous les volailles que le fermier produisait pour lui. Ceux qui nous connaissent savent l’importance que nous attachons à la bonne chaire. Notre mode d’élevage est celui que nous souhaitons pour avoir le produit que nous aimons. Il n’y a donc pas dans notre ferme un élevage pour le client et un élevage pour le fermier.

Nous aimons les poulets qui galopent, qui mangent de l’herbe, qui ne sont pas chargés d’antibiotiques ou stressés par le nombre, qui ont atteint un certain âge pour que la chaire soit moelleuse mais ferme et gouteuse, que les os se tiennent. Nous aimons les poulets dodus et pas trop gras.

Si vous aussi vous aimez ces poulets là, alors bienvenue chez nous.

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