Le Miel

Le miel, nectar des dieux, est une substance sucrée produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs et du miellat. (Le miellat est un liquide épais et visqueux excrété par des homoptères (pucerons).

Merci Wikipédia :

« Les abeilles butineuses ont en charge l’approvisionnement de la ruche. Une fois posée sur une plante à fleurs (angiospermes), l’abeille en écarte les pétales, plonge sa tête à l’intérieur, allonge sa langue et aspire le nectar qu’elle stocke provisoirement dans son jabot. Du fait de leur anatomie et en particulier de la longueur de leur langue, les abeilles ne peuvent récolter le nectar que sur certaines fleurs, qui sont dites alors mellifères. Le nectar des fleurs a pour fonction d’attirer les insectes pollinisateurs, qui assurent ainsi leur fécondation.

Les abeilles peuvent aussi récolter du miellat, excrétion produite par des insectes suceurs comme le puceron, la cochenille ou le metcalfa à partir de la sève des arbres. Il sera utilisé de la même façon que le nectar de fleur (c’est ce produit de base qui est notamment utilisé pour élaborer le miel de sapin).

L’élaboration du miel commence dans le jabot de l’ouvrière, pendant son vol de retour vers la ruche. L’invertase, une enzyme de la famille des diastases, est ajoutée, dans le jabot, au nectar. Il se produit alors une réaction chimique, l’hydrolyse du saccharose qui donne du glucose et du fructose.

Arrivée dans la ruche, l’abeille butineuse régurgite le nectar à une receveuse (trophallaxie), qui, à son tour, régurgitera et ré-ingurgitera ce nectar riche en eau, en le mêlant à de la salive et à des sucs digestifs, ayant pour effet de compléter le processus de digestion des sucres. Une fois stocké dans les alvéoles, le miel est déshydraté par une ventilation longue et énergique de la part précisément des ouvrières ventileuses. Parvenu à maturité, le miel a une durée de conservation extrêmement longue.

La chaleur de la ruche ainsi que les ouvrières ventileuses, qui peuvent entretenir un courant d’air pendant 20 minutes dans la ruche, provoquent l’évaporation de l’eau. Le miel arrive à maturité lorsque sa teneur en eau devient inférieure à 18 % ; il est alors emmagasiné dans d’autres alvéoles qui seront operculés une fois remplis.

Le miel est ainsi stocké par les abeilles pour servir de réserve de nourriture ; en particulier pendant les saisons défavorables, en saison sèche pour les Apis dorsata ou l’hiver pour les Apis mellifera.

Le scientifique Bernd Heinrich a mesuré le volume de travail effectué par les abeilles butineuses. Ainsi, pour produire 500 grammes de miel, les abeilles doivent effectuer plus de 17 000 voyages, visiter 8 700 000 fleurs, le tout représentant plus de 7 000 heures de travail »

Respect quand nous savons qu’une année contiens 8760 heures.

Le miel est utilisé depuis l’antiquité comme nourriture et médicament. En fait, s’il y à un « alicament » sur terre c’est bien le miel. Immédiatement assimilable, sans digestion ou presque, il apporte son énergie au corps dans des délais exceptionnellement court.Tiré du nectar des fleurs il en possède les vertus et apportera acide aminé, sucres, lipides, enzymes, acides organiques, sels minéraux, protides… Le miel de miellat est particulièrement riche en sels minéraux, puisque plus d’une trentaine ont déjà été inventoriés.

Ces fonctions antibactériennes et cicatrisantes sont utilisées depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui. Le miel de châtaigner en particulier est réputé pour son pouvoir antiseptique et cicatrisant.

Mais plus important encore, c’est bon.

Il n’y a pas deux miels identiques, et un miel d’acacia d’ici ne sera pas le même qu’un miel d’acacia d’une autre région. En effet nous retrouvons dans le miel les différences du terroir, comme pour le vin. Les abeilles pouvant circuler jusqu’à 5 kilomètres de leur ruche, elles butineront ce qu’elles y trouvent. La variété des fleurs, des arbres et des miellats, donnera à chaque miel une couleur, un goût différent, des apports vitaminiques, de sels minéraux… différents. C’est un produit de la nature. De celle qui nous entoure, dans sa variété. Et au diable les industriels qui veulent calibrer et uniformiser le goût du miel pour les consommateurs.

Le miel sera liquide, crémeux, cristallisé, du noir au presque blanc, mais à chaque fois il vous apportera le meilleur de la nature.

Nous avons choisi de faire du miel toutes fleurs. C’est à dire de ne pas faire de récolte en fonction des floraisons. La raison en est simple, nous ne voulons pas transhumer nos abeilles. Nous avons planter et allons continuer à planter des arbres et plantes mellifères sur notre terrain et essayons de convaincre nos voisins d’en faire de même, de recréer des haies florales et mellifères autour de leurs champs (ce n’est pas facile).

Notre région est riche en petits bois de châtaigner, d’acacia et de chêne, il y a de nombreux tilleuls, près de la rivière nous avons des saules Marsault,  des aulnes et peupliers, tous pourvoyeurs de pollen et de propolis ; il y a des champs de colza, de tournesol et de luzerne. Nos abeilles ne mourront pas de faim et notre miel sera toutes fleurs. Nous avons prévu de faire deux récoltes par an, uniquement sur les hausses, c’est-à-dire sans prélever le miel du corps de ruche qui sert aux abeilles pour l’hiver. La première récolte se fera à la fin du printemps pour faire un miel toutes fleurs de printemps, et l’autre vers mi octobre pour un miel de fleurs d’automne.

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