La chèvre poitevine

Notre cheptel est composé de trois chèvres et d’un bouc. Notre choix s’est porté sur la race poitevine après quelques recherches et échanges amicaux avec les passionnés de cette race.

En effet, nous souhaitions d’une part redonner au poitou-charentes sa poitevine dont voici l’histoire (texte de l’association pour la défense et le développement de la chèvre poitevine) :

« Le berceau de la chèvre Poitevine se situe aux alentours de la Sèvre Niortaise. Composée de plus de 55 000 têtes au début du XXème siècle, une violente épidémie de fièvre aphteuse décime les populations en 1920. Les troupeaux sont reconstitués avec des souches prélevées dans les Alpes. Ainsi, au fil du temps, les troupeaux d’Alpin et Saanen se développent au détriment des Poitevins dont les effectifs n’ont cessé de diminuer.

Afin de redynamiser la race, l’Union des Coopératives de laiterie met en place un contrôle laitier pour améliorer ses performances dès 1947. Dans le même temps, un livre généalogique est ouvert et son standard est défini. Malgré tout, les effectifs continuent de régresser, le bon travail de sélection génétique favorise les races Alpines et Saanen, l’intensification et la spécialisation des systèmes de production laissent de côté la Poitevine.

En 1986, la sonnette d’alarme est tirée par Jean Christophe Sauze, éleveur de poitevines et l’Association pour la Défense et le Développement de la Chèvre Poitevine est créée avec 29 éleveurs adhérents. Une nouvelle dynamique de sauvegarde est en train de voir le jour. »

 Et en second lieu, la chèvre poitevine est réputée pour être une bonne laitière.

C’est ainsi que depuis trois années maintenant le crottin de chèvre est fabriqué à la ferme les fontaines sur une période saisonnière de juin à début octobre. Pourquoi pas davantage quand on sait qu’une chèvre peut donner du lait toute l’année ? notre méthode de travail est artisanale mais aussi respectueuse de l’animal. Une chèvre, après reproduction, donne en moyenne un à deux chevreaux par an. Nous accordons un temps de répit après la saison des fromages. Les chèvres sont taries (« En élevage laitier, le tarissement est la période de quelques semaines avant une nouvelle mise-bas, pendant laquelle l’éleveur interrompt la traite d’une femelle laitière (vache, chèvre, brebis), arrêtant ainsi la production de la lait par la mamelle. Celle-ci reprend ensuite à la naissance du petit. »). Hormis un intérêt d’ordre vétérinaire, qualité de lait et meilleur production, notre motivation est avant tout le bien être de la mère et de son ou ses chevreau(x), et soyons honnêtes, le repos des éleveurs et producteurs !!

Avec un cheptel de deux chèvres, ce sont environ 230 fromages qui ont été vendus en 2009 (une année de découverte que ce soit en termes de manipulation, dosage, ingrédients, investissements en matériel, temps de travail, et conditions d’humidité et d’hydrométrie), contre 530 fromages en 2010, et 670 fromages en 2011, avec une chèvre supplémentaire ; sans chiffrer bien évidemment ceux offerts à notre assidue et aimable clientèle.

Nous devrions pouvoir améliorer les conditions de travail en fabriquant une petite fromagerie et donc apporter un meilleur « rendement » dans la limite de trois chèvres.

Les chèvres

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