Les Omega 3 et les Omega 6

Les OMEGAS 3

Voilà bien un sujet de préoccupation du moment. Dans notre monde ou nous vivons déconnecté de la nature et de ses bienfaits, nous sommes parfois confronté à des petits désagréments de santé, qui, s’ils pouvaient être contrôlés, nous apporterais un merveilleux bien être.

Le marketing industriel s’est emparé de cette naturelle recherche de bien-être et nous a fait découvrir les merveilleux OMEGA 3. Et ils ont raison, ceux-ci sont primordiaux.

MAIS ON VOUS ARNAQUE

Un brin d’histoire :

Nos ancêtres, chasseurs et cueilleurs, avait une alimentation médiocre, mais, paradoxalement, particulièrement favorable à son développement. En particulier, nos chercheurs estiment que la richesse de leur alimentation en OMEGA 3 a favorisé la construction de membranes pour le cerveau qui avait une souplesse et une fluidité de conduction idéale pour le développement de notre intelligence.

Nous serions donc redevable à Homo sapiens d’avoir su se nourrir correctement pour nous permettre aujourd’hui de lire cet article.

Jusqu’à récemment, notre alimentation était riche en OMEGA 3 et pauvre en OMEGA 6 (nous verrons que ces deux-là sont inséparables), alors pourquoi aujourd’hui est-elle plus riche en OMEGA 6 et pauvre en OMEGA 3 ? Avec des conséquences redoutables.

Parce que nous mangeons mal, et surtout des animaux mal élevé. Enfin mal nourri.

En effet, les deux premières sources d’OMEGA 3 sur terre son l’herbe et les algues. Rassurer vous vous n’êtes pas obligé de brouter pour manger des OMEGA 3.

Les fameux poissons gras que l’on vous recommande pour absorber des OMEGA 3 sont généralement les poissons carnivores, en haut de la chaîne alimentaire. Ils accumulent donc les OMEGA 3 de leurs proies, mangeuses d’algues et de phytoplancton, avec les métaux lourd, les pesticides…

Après la deuxième guerre mondiale il y a eu une révolution dans notre alimentation. Il fallait tout reconstruire, nourrir les populations… alors nous avons démarré l’ère de la production agricole intensive. Le résultat est remarquable, alors qu’il y a 100 ans nous nourrissions
1 milliard d’être humain correctement, nous arrivons aujourd’hui à en nourrir 6 milliards. Le solde, ce sont ceux qui encore aujourd’hui meurent de faim.

Mais en modifiant l’alimentation de notre bétail, et notre propre régime alimentaire, nous avons bouleversé le rapport OMEGA 3/ OMEGA 6 dans notre organisme. Nous absorbons aujourd’hui trop d’OMEGA 6 et pas assez d’OMEGA 3. La conséquence est la multiplication des problèmes cardio-vasculaire. Et pour reprendre nos chercheurs, des risques de voir notre cerveau fonctionner moins bien par la réduction de la fluidité de conduction de nos neurones.

Serais-ce à dire que plus tu manges mal plus tu deviens C…

Nos animaux de boucheries sont aujourd’hui nourries avec du maïs et du soja, et avec des oléagineux qui complètent leur alimentation. Or ces oléagineux sont très riches en OMEGA 6 (tournesol, colza, huile de palme).

Le résultat, nos viandes sont riches en OMEGA 6 et pauvre en OMEGA 3.

Il y a un écart allant jusqu’à 1 pour 10 de la quantité d’OMEGA 3 et d’OMEGA 6 entre des animaux nourris à l’herbe et ceux nourris avec les méthodes industrielles. Le lait des vaches nourries à l’herbe contient 5 fois plus d’OMEGA 3 que celui des vaches nourries avec les aliments industriels. Nous mangeons aussi beaucoup moins de vert, tous « riches » en OMEGA 3 et particulièrement pauvre en OMEGA 6.

Notre révolution agricole nous a donc apporté l’abondance et le mauvais gras.

On ne peut pas gagner sur tous les tableaux.

Qu’est-ce que les OMEGA 3 et les OMEGA 6.

Ce qui est important avec les Omega 3 et 6 c’est qu’ils contiennent des acides essentiels. C’est-à-dire que le corps ne peut pas synthétiser :

L’AAL (l’acide alpha-linolénique) pour les Oméga 3 et L’AL (l’acide linoléique) pour les Oméga 6.

Or ces deux acides gras sont essentiels à notre développement et interviennent dans nombre de processus biochimique de notre corps.

Les oméga 3 sont utilisés dans l’élaboration d’acides gras hautement insaturés et d’eicosanoïdes de série 3. Ces substances ont des effets favorables sur la composition des membranes cellulaires ainsi que sur de nombreux processus biochimiques de l’organisme : la régulation de la tension artérielle, l’élasticité des vaisseaux, les réactions immunitaires et anti-inflammatoires, l’agrégation des plaquettes sanguines.

L’acide eicosapentaénoïque (AEP). Le corps humain peut le synthétiser à partir de l’acide alpha-linolénique, bien que le taux de conversion soit très faible. Il est donc important de consommer des aliments riches en AEP, notamment certains poissons gras. Les populations qui consomment de grandes quantités de poisson (les Inuits du Groenland et les Japonais, par exemple) sont nettement moins touchées par les maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, l’AEP se transforme en eicosanoïdes de série 3, des substances qui contribuent à la protection des artères et du cœur et qui ont des effets anti-inflammatoires et antiallergiques reconnus.

L’acide docosahexaénoïque (ADH). L’ADH est également présent dans les produits marins, plus particulièrement dans certains poissons gras. Il joue un rôle fondamental dans le développement du cerveau et de la rétine ainsi que dans la formation et la motilité des spermatozoïdes.

Nos besoins journaliers en OMEGA 3 :

  • AAL : de 0,8 g à 1,1 g/jour
  • AEP + ADH : de 0,3 g à 0,5 g/jour

Les omégas 6 sont utilisés par le corps pour élaborer des acides gras hautement insaturés et des eicosanoïdes de séries 1 et 2. Ces substances jouent un rôle important dans le bon fonctionnement des systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, ainsi que dans les réactions allergiques et inflammatoires et la guérison des blessures.

Consommés en excès, les acides gras Oméga 6 peuvent empêcher que les effets bénéfiques des acides gras Oméga 3, notamment sur le plan de la protection cardiovasculaire. Un excès d’oméga 6 peut aussi provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l’asthme ou l’arthrite.

Parmi les omégas 6, seul l’acide linoléique (AL) est qualifié d’« essentiel ». En effet, les autres gras omégas 6 peuvent être fabriqués par le corps à partir de l’AL. Contrairement à l’AAL, il est abondamment présent dans l’alimentation moderne : huiles de maïs, de tournesol, de soya, de carthame, de pépins de raisin, etc.

L’acide gamma-linolénique (AGL). Le corps synthétise l’AGL à partir de l’AL, mais plusieurs obstacles peuvent nuire à cette conversion : une consommation excessive de cholestérol et de « mauvais gras » (trans, saturés, etc.), l’alcool, le vieillissement et le diabète, par exemple. On peut aussi consommer des produits qui sont des sources directes d’AGL comme par exemple l’huile de bourrache (24 % d’AGL), d’onagre (8 % d’AGL), de cassis (18 % d’AGL) et spiruline.

L’acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL). C’est un dérivé de l’AGL. La seule source alimentaire connue est le lait maternel. Le ADLG se transforme en eicosanoïdes de série 1 qui contribuent à la protection des artères et du cœur, stimulent l’immunité et ont des effets anti-inflammatoires.

L’acide arachidonique (AA). C’est un dérivé du ADGL. Le jaune d’œuf et les gras animaux en sont des sources directes. L’AA, parce qu’il est utilisé dans la synthèse d’eicosanoïdes de série 2, assure la cicatrisation et la guérison des blessures et contribue aux mécanismes des réactions allergiques. Cependant, un excès de ces eicosanoïdes peut entraîner des maladies comme l’arthrite, l’eczéma, le psoriasis et plusieurs maladies auto-immunes.

Nos besoins journaliers en OMEGA 6 :

L’apport adéquat en AL est à 2 % des kilocalories quotidiennes, soit 4,5 g pour une alimentation fournissant 2 000 kilocalories par jour.

NOUS MANGEONS MAL ET NOUS MANGEONS DES PRODUITS MODIFIES

 

Jusqu’en 1920 environ, la fabrication des huiles de consommation se faisait à petite échelle. Les huiles étaient pressées à froid et on se les procurait en petites quantités, car elles ne se conservaient pas longtemps. En effet, les Oméga 3 rancissent rapidement lorsqu’ils sont exposés à l’oxygène et à la lumière.

Les impératifs de la production alimentaire de masse ont donc poussé l’industrie à privilégier les huiles les plus stables. Ces huiles, sont aussi les moins riches en oméga 3, et elles sont fortement raffinées, diminuant encore un peu plus leur teneur en oméga 3, elles sont par contre riche en Omega 6.

Alors que la consommation de poisson a diminué, celle des produits transformés riches en Oméga 6 a augmenté. La mise au point de techniques intensives d’agriculture et d’élevage a également mené à la réduction de la teneur en Oméga 3 de nombreux aliments comme les légumes verts à feuilles, les viandes, les œufs et même les poissons, en particulier ceux d’élevage qui sont maintenant engraissé avec des Oméga 6.

La conséquence est que le rapport Oméga 6 / Oméga-3 dans l’alimentation occidentale est de 10/1 à 30/1, voire 50/1 dans certains pays, alors qu’il devrait idéalement se situer entre 1/1 et 4/1.

Cet excès d’Oméga 6 nuit à l’utilisation optimale des Oméga 3 par l’organisme. Lors du processus de métabolisation les Omégas 3 et les Omégas 6 entrent en compétition pour plusieurs enzymes et, dans une moindre mesure, pour plusieurs vitamines (vitamines B3, B6, C, E) et minéraux (magnésium et zinc).

Les Oméga 6 sont réputés pour être pro-inflammatoires. Tandis que les Oméga 3 sont réputés pour être anti-inflammatoires. Or, il existe des enzymes (élongases-désaturases) qui transforment les Oméga 6 en molécules inflammatoires. Le problème est que ce sont ces mêmes enzymes qui transforment les chaînes courtes d’Oméga 3 (ALA) en chaînes longues d’oméga 3 (EPA et DHA).

Un excès d’Oméga 6 dans l’assiette empêche donc l’organisme d’exploiter correctement les sources d’Oméga 3. Ce déséquilibre induit, entre autres, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu’aux troubles allergiques et inflammatoires.

De plus, si une maladie nuit au métabolisme des acides gras, le problème s’accentue. Le diabète ainsi que l’excès d’alcool, de tabac ou de stress peuvent entraîner une difficulté ou une incapacité à transformer l’AAL en AEP.

Selon nos experts, un retour à une alimentation fournissant un rapport adéquat d’Oméga 6 et d’Oméga 3 aurait un impact positif sur la santé cardiovasculaire des populations occidentales et réduirait aussi les maladies inflammatoires.

Nous voyons donc, que ce n’est pas l’absence des Omega 3 qui est un problème, mais bien la surconsommation des Oméga 6. Il n’est donc pas nécessaire de manger plus d’oméga 3 pour être en bonne santé, il faut réduire notre consommation d’Oméga 6.

Une fois cette conclusion établit, et pas un seul scientifique sur terre ne la remet en cause, nous voyons bien que pour être en bonne santé il faut bien manger.

C’est là que tout se complique.

L’arrivée de l’huile de palme.

Connu depuis plus de 5000 ans l’huile de palme, si elle est extraite à froid et non raffinée, est la plus riche en beta carotène (15 fois plus que la carotte) et une des sources les plus importante en vitamine E. De couleur rouge (le carotène) l’huile de palme est facile à produire. Son rendement est 10 fois supérieur à l’huile de soja. Avec 100 kilos de fruit il est produit 22 kilos d’huile.

L’huile de palme possède en plus une qualité remarquable, son point de fusion se situe entre 35 et 42 degrés. (Le point de fusion est la température de passage de l’état solide à l’état liquide)

Pour faire disparaitre le carotène et la rendre blanche l’huile de Palme est chauffée, en fait elle est bouillie pendant plusieurs minutes, ce qui détruit une très grande partie de ces qualités. Par contre, contenant près de 50 % de gras saturés dont 44 % d’acide palmique (appelé plus communément Acide cétylique) elle est très mauvaise pour notre système cardio vasculaire.

Son rendement et son point de fusion élevé ont fait de l’huile de Palme l’huile la plus produite et consommée dans le monde (30 %). La demande croit de 20 % par an.

Mais bien plus encore,
une des caractéristiques de l’huile de palme, et c’est là que nos industriels sont très fort, c’est qu’elle se fixe sur les récepteurs de la satiété du tube digestif, les bloquent et y reste. Elle provoque donc chez ses consommateurs une envie permanente de manger.

Nous retrouvons l’huile de palme partout sous la dénomination « Huile végétale ». En effet il n’y a aucune obligation légale de mentionner l’origine de l’huile dans l’étiquetage.

Ci-dessous la quantité d’huile de palme contenue dans quelques produits de consommation courante :

  • Chips (61%),
  • Pâte à tarte (54%),
  • Pâtes à tartiner (49%),
  • Viennoiseries (47%),
  • Biscuits apéritifs (41%),
  • Soupes (36%),
  • Pâtes à gâteaux (32%),
  • Biscottes (32%),
  • Biscuiterie (26%),
  • Plats cuisinés (20%),
  • Céréales (16%),
  • Sauces (14%),
  • Glaces/gâteaux et cônes glacés (13%),
  • Pâtes fraiches (11%)

On en retrouve même dans le lait pour bébé.

Nous avons surligné la pâte à tartiner (dont les margarines) car il y a la une véritable arnaque de la part de nos industriels. En effet beaucoup d’entre eux vendent ces pâtes à tartiner en vantant les qualités bénéfiques pour notre santé. (Riche en Oméga 3 et Oméga 6)

Or nous avons déjà vu qu’une margarine riche à la foi en Omega 3 et 6 est mauvaise pour la santé car elle va bloquer l’assimilation des Oméga 3, mais en plus elle va contenir près de la moitié de gras hydrogénée (gras saturé), extrêmement mauvais pour la santé. Non seulement ces margarines n’apportent pas les bienfaits décrit, mais elles sont un danger pour votre santé.

Manger du beurre bio, naturellement riche en Omega 3 est moins nocif pour votre cœur que de manger des margarines riche en Oméga 3. Bluffant, Non ?

Je ne vous parlerais pas des conséquences sur la nature, sur la biodiversité, de l’impact économique local sur les populations… de la production intensive d’huile de Palme.

Pour revenir  et conclure sur les Oméga 3, objet de cet article, nous nous permettons de vous présenter quelques conseils bons pour votre santé. En plus d’être bon tout court.

1/ Préférer systématiquement les aliments carnés bio ou nourri exclusivement à l’herbe. Non pas que le bio c’est forcément mieux, mais le fait de nourrir ces animaux avec de l’herbe modifie le rapport Omega 3 / Omega 6 de la viande dans un rapport de 1 à 10.
Préférer les œufs de poules au sol. La viande de lapin, de gibier, … qui mangent de l’herbe et son donc naturellement riche en Omega 3.

2/ Favoriser les huiles de première pression à froid. Dont l’huile de Lin, de chanvre et de noix. Une cuillère à café de noix chaque matin vous apporterais la moitié de votre besoin journalier en Oméga 3, l’huile de morue aussi, mais avouons qu’une cuillère d’huile le matin c’est moins bon qu’une tartine de Nutella.

3/ Favoriser les poissons gras sauvages aux poissons gras d’élevages. Les coquillages, mollusques…, Les escargots sont particulièrement riche en Oméga 3.

4/ Manger du vert, pourpier, épinard, mâche, cresson, laitue, frisée, cœur de palmier, avocat… qui bien que pauvre en Oméga 3 ils sont dépourvu d’Omega 6. (200 gr d’épinard vous apportent 20 % de votre besoin journalier)

Description d’une margarine vendue pour ses bienfaits sur votre système cardio vasculaire :

Composition fruit d’or Pro active (Une des margarines les plus vendue):

  • Acide gras saturés : 14,5 g/100 g (Huile de Palme)
  • Acides gras polyinsaturés : 29 g/100 g
  • dont oméga 6 : 27,8 g/100 g
  • dont oméga 3 : 1,2 g/100 g
  • Acides gras mono insaturés : 19 g/100 g
  • Vitamine E : 66 g/100 g
  • Stérols végétaux : 8 g/100 g

Le rapport entre Oméga 6 et 3 est de 23 /1 alors que la cible pour un bénéfice cardio vasculaire est de 1 / 1.
Elle contient de l’huile de colza, de soja et de noix. Or si les huiles de colza et de soja sont riches en Oméga 3 elles le sont plus encore en Oméga 6.

Pour rester solide à température ambiante elle est chargée d’huile de Palme bouillie riche en gras saturé.

 

Category(s): Uncategorized

Comments are closed.